On savait que la liberté d’expression était assez limitée au Vietnam, mais on sent depuis quelques mois un net recul de la liberté académique. À la fin de juillet, le bureau du premier ministre a émis des restrictions sur la recherche scientifique et technologique. Le décret 97 stipule entre autres que les chercheurs “n’auront des activités de recherche que dans les domaines listés dans le décret (la liste d’à peu près 300 items est dangereusement interprétative) et que s’ils veulent critiquer les orientations du Parti ou du gouvernement, ils doivent envoyer leur opinion aux autorités compétentes, mais n’ont pas le droit de la diffuser publiquement avec le nom de leur institut de recherche” (article 2). Autrement dit, il devient impossible pour les chercheurs de publier ou de présenter tout travail de recherche relié aux politiques gouvernementales.
Dans les semaines qui ont suivi, l’Institut de recherche sur le développement (Viện Nghiên Cứu Phát Triển), un institut indépendant fondé en 2007 pour étudier les problèmes de développement économique et social a décidé de fermer ses portes. La raison: impossible de travailler. La réaction du premier ministre a été de réaffirmer la nécessité du décret et de dénoncer les critiques non-constructives de l’institut.
Le climat de censure académique s’est accentué dans les derniers jours après la fermeture du site internet de Tia Sáng, le très conventionnel journal de la Ligue des associations scientifiques et techniques du Vietnam (Liên Hiệp Hội Khoa Học và Kỹ Thuật Việt Nam), vraisemblablement pour avoir publié un article du mathématicien Hoàng Tụy (version mystérieusement écourtée ici) critiquant les politiques éducatives du gouvernement. Officiellement, le gouvernement n’a pas révélé les raisons de la fermeture du site, mais pour Hoàng Tụy, les raisons sont claires.
On a déjà les arrestations de blogueurs, aura-t-on bientôt des arrestations de chercheurs?
Gỏi Mít Non









mars 16, 2009
Monsieur Alain.
Deux ou trois choses que l’on savait de lui :
Et surtout, il était le plus grand rocker romantique français.
Siégera entre Gainsbarre et Coluche, parmi les figures qui donnèrent leurs lettres de noblesse à la pop culture française de la fin XXème-début XXIème.
L’écouter, le réécouter, savourer ses rimes à quadruples sens et ses mélodies hypnotiques, portées par la voix métallique reconnaissable entre mille.
Goûter ad libitum la subtilité et le sens de la dérision et l’éthique qui traversent et caractérisent son oeuvre – pour, entre autres, oublier la décadence politique et l’immoralité officielle régnant depuis deux ans en maîtresses tyranniques par ici.
Phở Bò
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