Ce matin un de mes collègue m’appelle pour me dire que la télé de Can Tho cherche un tay à interviewer pour montrer “comment les étrangers trouvent l’ambiance et les préparatifs du Tét”.
Bon, en principe je n’aime pas trop la caméra (à moins que ce ne soit elle qui ne m’aime pas), mais si ça pouvait servir aux relations entre l’université et la télé… Et puis en plus comme il n’y a pas beaucoup d’étrangers à Can Tho, de temps en temps c’est bien d’agiter les bras.
Les gars de la télé appelle, et pour eux c’est très simple : il faut qu’on fasse les préparatifs en famille du Tét devant la caméra, puis qu’on aille voir des voisins ou des amis, puis… Quoi ? Vous n’avez pas de famille à la maison, bon faites juste du Thé on vous en trouvera une entre temps!
Oh! Stop! Vous voulez quoi ? La réalité ou un film fiction ? Mes voisins je les connais pas, et les préparatifs se résument à éplucher un arbre depuis une semaine pour qu’il donne des fleurs jaunes et à mettre des photos numérotées de l’oncle Hô dans des enveloppes rouges pour donner à la famille quand on ira passer le Tét à la ferme de mes beaux-parents.
Le gars n’a pas trop insisté…
Ca Phe Da




8 commentaires
février 9, 2007 à 3:46
Bin dis donc ca va confortez les touristes et les vinamologues qui décrivent les etrangers comme des phenomenes de foire adeptes du communautarisme.
A mon avis ils passeront un coup de fil a les collegues de Hanoi, afin qu’ ils bouclent 5mn de pellicule avec Joe.
février 10, 2007 à 3:43
Bonjour,
J’ai lu votre billet concernant la sécurité des femmes et des jeunes femmes au Vietnam. J’envisage d’aller faire un tour dans ce pays (que je connais) l’été prochain en emmenant avec moi ma fille de 12 ans (moitié chinoise, moitié française). Pensez-vous que ce projet soit dangereux pour elle?
Faut-il vraiment être constamment sur ses gardes avec une adlescente de cet âge et plutôt jolie?
merci de me répondre sur mon mail.
Amicalement
JF L
février 10, 2007 à 8:42
Bonjour,
Je pense qu’il y a méprise sur la teneur du billet de mon vénéré collègue Nem Chua.
Son billet était sur le ton de l’humour et le thème de la sécurité n’était qu’une parabole pour mettre en avant la problématique du “choix du sexe des enfants avant la naissance”.
Le Viêt-Nam est le pays le plus sûr qu’il m’ait été tenu de visiter, après le Japon toutefois.
Aujourd’hui, en tant que touriste, le seul risque que vous courrez est de vous faire voler à l’arrachée votre sac à main ou votre appareil photo dans les rues touristiques de Hanoï ou Saïgon. Si vous faites attention à ne pas trop vous exposer pour ce type de vol, aucuns problèmes.
Ensuite, dès que vous quittez ces grandes villes, et même ici à Can Tho qui est une ville de 1M d’habitants, rien à craindre. Ici les jeunes filles se ballades à moto avec le sac à main négligemment posé sur le guidon sans que je n’ai jamais vu un vol.
Le plus surprenant c’est quand on voit quelqu’un passer à la banque pour retirer l’équivalent de 80.000€ (pour payer une maison par exemple) et repartir avec deux énormes sacs comme passager d’une moto.
Pour la sécurité de nos épouses et filles, moi par exemple ça fait deux ans que j’essaye de me débarrasser de ma femme, en la laissant se ballader avec des copines, en la parant de bijoux, et bien rien n’y fait… Quand je l’oublie quelque part, on vient toujours me la rapporter
février 10, 2007 à 9:18
Amis contributeurs,
N’hésitez pas à signer vos billets car le layout, bien que sublime, a comme défaut de ne pas annoncer automatiquement le rédacteur.
Je finis par mettre de la sauce piquante dans mon café glacé et c’en est très fâcheux…
Quant aux étrangers pendant le Têt, c’est un grand classique. A quand un reportage sur les dangers de l’indigestion de bánh Tết chez les sujets occidentaux (surtout la version frite qui arrive en général 3 jours après la version fraîche) ?
février 10, 2007 à 3:55
Pardon chef, j’ai glissé…
J’avais oublié c’t'histoire de thème qui indique pas l’auteur. Comme en plus WordPress me reclamait avec insistance de mettre à jour mon avatar pour que me reconnaisse mieux…
Enfin, c’est corrigé! J’le f’rai plus chef.
Pour le Banh Tét, ça va, je supporte bien. A chaque fois qu’on repart de chez jolie-maman et joli-papa, on en emporte bien 3 de 1kg chacun, et comme ma tendre moitié c’est pas trop son truc, ben c’est bibi qui se les farcit…
février 18, 2007 à 9:49
Sécurité, OK à Cần Thơ,
Mais dans les villes du Nord, je n’en dirais pas tant. On nous a mis en garde très sérieusement il y a 5 ans à Bắc Giang, à 60km de la Chine.
Très sérieusement, que ca faisait pas rire.
février 19, 2007 à 9:40
Pour modérer ma réponse de ci-dessus, mentionnons qu’on part effectivement comme dit Cà Phê Đá d’un état de sécurité rarement approché dans le monde.
Mais avec l’augmentation rapide de la population, et avec une croissance économique qui en favorise une minorité –même s’il y a effectivement émergence d’une classe moyenne–, on voit la fracture sociale apparaitre, et si aujourd’hui les banlieues sont le refuge des riches, on voit bien se dessiner le phénomène connu de banlieutisation –les francophones, au secours, périurbanisation, anacentropolation, allez savoir– qui présage les mêmes clivages à terme que chez nous.
Au Nord, on n’en est pas là, et les villes frontalières (ou autres) font gaffe à leurs filles.
février 19, 2007 à 10:16
Comme tu le dis, on voit se dessiner ici les mêmes erreurs d’urbanisation que celles de la France des années 60…
Pour reprendre une discussion qu’on a eu il y a quelques jours, comme tu le disais, même si il y a les mêmes besoins de développement, on pourrait espérer de meilleurs solutions.
Rien qu’à Can Tho, les magnifiques quartiers qui se construisent sur l’île au sud, dans l’arrondissement de Cai Rang vont être doublement isolés : d’une part par la rivière Can Tho dont le gabarit limitera le nombre de ponts, d’autre part par les autoroutes qui arriveront de Ca Mau et Chau Doc pour aller jusqu’au pont sur le fleuve.
Quand on discute avec les gens chargés de l’urbanisme, ils ont du mal à concevoir qu’à terme, une autoroute c’est plus qu’un simple “gros boulevard”, mais une vraie frontière infranchissable.