mars 16, 2007...10:42

Singapoor ?

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D’aucuns s’interrogent sur la cadence de publication de billet sur ce blogue sachant le nombre astronomique de rédacteurs. Il faut croire que nos priorités sont ailleurs et qu’il nous arrive d’avoir des activités en dehors de la blogosphère. Tenez, la semaine dernière, j’étais en vacances à Singapour. Si. Et même que je vais vous en parlez de mes vacances à Singapour. Re-si.

Je m’attendais à une ville où les policiers surgissent des poubelles pour vous assomer de contraventions diverses et variées comme mâchage de chewing-gum, mangage de choucroute, jetage de détritus ou updatage de blogue. Il n’en est rien. La seule présence policière que j’ai pu observer était féminine, scooterisée et pas particulièrement oppressive. Les librairies regorgent de livres politiques sur le caractère relatif de la démocratie singapourienne.

Le contraste avec le Vietnam n’en est que plus saisissant. Même si, après réflexion, il y a peu de chances qu’HCMV évolue dans le sillage de la cité-état, je croyais y voir Saigon dans 30 ans. Mais la prégnance du modèle urbain occidental apparaît clairement dans la volonté de préserver les espaces verts. Bangkok est une hypothèse de développement plus plausible, avec toute les craintes environnementales que cela peut générer.

Singapour est une ville improbable, le résultat d’une expérience de vivisection faite avec le perfectionnisme d’un chirurgien plastique. Faire tenir ensemble Chinois, Indiens et Malais dans une ambiance de propreté clinique tient de la gageure, ou bien d’un ciment prise rapide à base de popopopopo (de $$$$$ singapouriens plutôt).

En lisant les journaux locaux on peut se rendre compte à quel point ce système est fondé sur une répartition du travail entre des communautés ethniques bien distinctes spatialement (Little India, Chinatown,…) et que toutes ces communautés assez étanches ne se mélangent guère. Néanmoins j’étais frappé par le nombre d’employés âgés de toutes origines que l’on peut voir dans les malls réfrigérés. Quant on sait qu’un salaire de 1400 $ (700€) est considéré comme plutôt bas, on se dit que le rêve singapourien n’est pas partagé par tous, loin de là. A tel point que le gouvernement envisage très sérieusement de recourir à des méthodes dignes de l’état-providence (en injectant de l’argent dans les cagnottes sociales destinées à l’achat de son logement par exemple) tout en se défendant de tomber dans les ‘excès sociaux’ des sociétés occidentales. Une bonne claque aux petites mauvaise habitudes…

Ce fut aussi l’occasion de voir les Beastie Boys en concert pour le festival Good Vibrations qui réunissait aussi Jurassic Five et une kyrielle de groupes autraliens et d’Asie du Sud-Est dans une ambiance très très bon enfant. Extrait du concert, histoire de charger Google…

TC

4 commentaires

  • Juste un mot en passant pour vous dire (à vous collectivement, l’équipe des Tontons Blogueurs) que je suis heureux de vous lire de temps à autre. Tout n’est pas passionnant. Cela frise souvent le dialogue pour initiés. Mais j’aime assez ! J’espère refaire un tour dans votre secteur un de ces quatre.

    Bons baisers de Tonton
    http://bonsbaisersdetonton.wordpress.com

  • je t’ai deja dit ce que j’en pensais de SG: Nul, chaqu’un son quartier. Une horreur, un cauchemard, et je conseille a tous ceux qui critiquent le model d’integration francais a y aller.

    Votre gosse aurra 10 fois moins de chanse de vous sortir la remarque clebrissime: Tu sais moi je suis pas raciste, aussi j’ai un ami noir/beur/jaune vu qu’il aurra 10 fois moins de chance d’en frequenter du fait de la politique communautaire.

    Sinon, tres gentils les singapouriens, tres polis aussi.

    Beastie Boys? Ah bon il sont pas encore a la retraite?

  • Rien à voir avec Singapoure, mais quand on s’est eu au téléphone avant le Tét, j’avais compris que tu allais voir les “Beach Boys” en concert…
    J’en étais un peu surpris, mais le côté décalé de la chose avait un aspect sympa.
    Maintenant je comprends mieux ton choix…

  • Heureux de faire la connaissance d’un autre Tonton, la famille, y’a que ça de vrai ;) C’est vrai qu’on en fournit pas vraiment de mode d’emploi, ni de décodeur allant avec. C’est un choix et j’espère que cela ne rebute pas (trop) de monde… En tout cas, on peut toujours nous demander de préciser.

    Et pour Café frappé : oui c’était aussi les B-Boys mais pas vraiment de la même Côte…


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