Je vais peut-être en décevoir plus d’un mais la légende qui dit que trouver du travail au Vietnam est chose aisée est un peu fallacieuse. Encore que. Le trouver demeure la partie la plus aisée, le conserver et le faire accepter par l’organisme chargé de surveiller tous ces travailleurs immigrés constitue l’épreuve principale pour ceux qui veulent faire tout dans les règles.
La somme des papiers demandés ressemble à une quarantaine légale :
- un examen médical poussé avec prise de sang, électrocardiogramme et radio des poumons (les étrangers véhiculent des maladies)
- au minimum un niveau d’étude Bac+3, thèse préférée (non je déconne)
- un extrait de casier judiciaire français
- un extrait de casier judiciaire vietnamien si vous vivez au Vietnam depuis plus de 6 mois, délivré après 26 jours, et qui nécessite de se souvenir de toutes ses précédentes adresses à travers le pays
- une justification alambiquée du pourquoi du comment la boite n’embauche pas un Vietnamien
- un papier de la police de ton quartier qui certifie que tu n’es pas un fauteur de troubles
Nem me disait même qu’au temps des pionniers, il était aussi nécessaire de préparer le plan de formation de celui qui allait te remplacer. En gros, à part le patron qui peut se pointer avec un CAP, le tout-venant se trouve en butte à une administration tatillonne qui s’improvise consultante en ressources humaines.
Des étrangers qui mangent le riz sur notre dos ? Pas de ça chez nous !
Où ai-je bien pu entendre ça déjà…
TC




12 commentaires
novembre 5, 2007 à 6:13
Je crois que le plan de formation de ton successeur, c’est toujours d’actualité.
Quant aux adresses, ca fait presque 15 ans que je suis là, ca pourrai être dur de les retrouver toutes: en plus j’ai travaillé sur des chantiers perdus hors des chemins balisés, allez-donc y coller une adresse avant la mise en service! (en venant de Quy Nhơn sur la 19, 2 km après An Khe, tournez vers le Nord et roulez deux heures s’il fait beau, 3 s’il pleut) Et puis rien qu’en 94, j’ai du déménager 8 fois, sans quitter Hà Nội. On imagine le casse-tête de l’administration.
Non, non, tu peux t’en sortir si tu es investisseur ou directeur ou si tu apportes un savoir-faire qu’on ne trouve pas au Vietnam.
Hors de ca, point de salut à long terme.
novembre 5, 2007 à 8:31
Point de salut sauf si on trouve un organisme bienveillant, magnanime, pas trop gourmand et sympa qui accepte de vous parainer pour avoir lesdits papiers… et de tomber le jour où le directeur de l’immigration a enfin réussi à faire prendre l’air à son “petit frère”.
Après c’est vrai que le long-terme ne dépasse jamais 3 ans, et que déjà un an c’est pas si mal.
Au fait, officiellement, est-ce que c’est le permis de travail qui conditionne le titre de séjour ou l’inverse? Comme souvent, pour moi les deux se sont renvoyés la balle jusqu’à ce que je la mette dans le filet.
novembre 6, 2007 à 9:34
C’ est vraix qu’ ils resserent les boulons, un collegue du taff, a vu les flics debarques chez lui pour clarifier l’ obtention de son visa.
novembre 6, 2007 à 9:46
Au fait TC, je te conseille d’ ouvrir l’ ecole de rap de Madame et de te mettre en temps qu’ Executive director.
Les etrnagers dans le management ne comptent pas dans les 3% d’etrangers au sein des boites et ne sont pas assujetient a la paperasse que tu cites
novembre 8, 2007 à 9:51
Oui, mais euh comment dire ?
Je tourne par encore sur la tête
novembre 9, 2007 à 9:31
Et alors?
On te demande de manager, pas de suer bassement comme les jaunes!
Attends, t’as un costard, un peu blanche comme la fleur d’oranger, des dollars plein les poches, manquerait plus que tu sois venu ici pour faire ce que peuvent faire les locaux : suer. Non tu fais ce que eux ne savent pas faire : avoir l’air intelligent en n’en foutant pas une.
Dans une vie précédente j’étais encore mieux : consultant spécialisé dans le conseil et l’audit. Le type quine fout rien, n’y connait rien ou presque mais qui donne son avis sur tout et qu’on écoute encore plus que les autres parce que lui il est “externe au problème donc impartial”.
septembre 8, 2009 à 3:47
@CPD:
Il n’y aurait pas dans ce commentaire quelques relents de miasmes nauséabonds…Je suis jaune (bon qu’à moitié, j’avoue) et je peux t’assurer que je “sais” (avec d’autres jaunes que je vais appeler selon le cas : compatriote, collègue, collaborateur…) aussi prendre l’air intelligent sans en branler une! J’imagine le fontionnement une boîte “managée” par une fleur d’oranger lesté de dollars, le cul posé dans un bureau climatisé (sinon sudation quand même) à regarder “suer bassement ses petits jaunes”, le sfouettant de temps en temps pour les faire avancer plus vite
J’ai découvert ce blog tout récemment et j’en apprécie le ton général. Mais évitez ce genre de commentaires méprisants paternalo-postcolonialistes qui ne vous valorisent pas.
septembre 8, 2009 à 5:15
Tu as le nez trop fin pour le coup, je me permets de répondre pour le brave CPD qu’on ne peut vraiment pas accuser de quelque relent colonialiste que ce soit. C’était du second degré, il est évident que le blanc n’a pas le privilège du 5-contre-1 au boulot
septembre 8, 2009 à 7:14
Ok Ok!!!
Je ne sais ce qui m’a pris, réaction trop prompte…Peut-être nostalgie du mode ” Expat in Asia” (je suis à Dubai, imaginez-vous c’te misère!).
Mais le second degré a bien bon dos (trop souvent utilisé comme “Thought-terminating cliché”). J’exècre pour les avoir trop souvent recontrés, ces situations où certains ManMajeurs évitent soigneusement de se salir au lieu de tomber costard et cravatte et mettre la main dans le cambouis quand l’urgence de la situation l’exige…
I have a dream…bla bla bla!!! Que l’espèce des chefs qui se complaisent dans une posture d’auto-suffisance et de supériorité soit en voie de disparition (tuez les à coup de clavier, de souris, d’écran ou de ce que vous voulez! Le plus efficace étant le fauteuil de bureau car plus lourd).
Bon je ne connais pas encore bien le THômme Càng mais j’espère que sous sa carapace se cache un coeur à prendre…avec des pinçettes…
novembre 18, 2007 à 3:59
Pas mal de français qui ont des affaires là-bas. Je connais un français, d’aix en provence, qui a un restaurant à Saïgon, je crois, et quelques corses qui ont d’autres affaires !
novembre 22, 2007 à 7:30
Non tu fais ce que eux ne savent pas faire : avoir l’air intelligent en n’en foutant pas une… Le type quine fout rien, n’y connait rien ou presque mais qui donne son avis sur tout et qu’on écoute encore plus que les autres parce que lui il est “externe au problème donc impartial”.
TDR! :O)
Ah ca va etre dur a discutter ^o^. le top c’est aussi les meetings avec les com’ pop’ . Toujours inviter, on est la assis a la table des bosses , faisant semblant d’ avoir l’ air preocupe par les speechs qui se succedent alors que personne vous traduit quoique ce soit. Bon moi je l’ ai fait 2 fois seulement, et je me suis senti tellement ridicule que ca m’ a calmer.
Mais c’est une bonne experience pour apprendre la diplomatie VN: Evoquer les problemes et points negatifs, tout en ne pointant personne du doigt et en rassurant tout le monde.
novembre 22, 2007 à 7:33
Ah oui, et a la fin de la reunion, tous ceux ayant participer a la reunion recevaient une enveloppe avec 100,000 vnd. Pffff meme pas paye au prix tay en plus