Ok, ça faire un peu figure de réchauffé, mais bon, en cette période de disette sur le blog, ce sera toujours ça de pris.
Il y a plusieurs mois (eh oui, déjà), mon épouse a été sollicitée pour une enquête (un sondage) nationale par l’intermédiaire du chef de quartier. Le gouvernement vietnamien avait lancé une opération visant les jeunes revenus d’études à l’étranger et séjournant dans les quatre grandes villes du pays.
L’entretien a bien duré presque une heure. Pas mal de questions pertinentes, quelques unes idiotes, et beaucoup de blabla.
Extrait des questions (je le fais de mémoire) : “Pourquoi êtes-vous revenue au pays?” (l’air de rien ça mérite de l’être posé), “A quoi vous servent vos études aujourd’hui?”, “Quelles étaient les difficultés rencontrées sur place?”…
Par contre je ne me souviens pas avoir vu dans la presse une quelconque retombée de cette enquête…
CPD




11 commentaires
avril 28, 2009 à 11:25
Rien de surprenant, le rôle de la Presse a été clairement défini par la ministre en charge à la question posée par les journalistes étrangers : “Diffuser la pensée socialiste”.
Dès lors, aucune raison de publier une étude même si elle est commanditée par l’Etat. Enfin, si elle est parue, peut-être n’a t-elle pas été remarquée parmi les multiples publications spécialiées.
Difficile d’en tirer un quelconque enseignement d’autant que rien ne prouve que l’enquête fût réellement nationale, les intérêts publiques et privés n’étant pas clairement séparés.
avril 29, 2009 à 8:50
Tu sais très bien qu’au delà de cette distribution des rôles officielle, la presse poursuit des buts beaucoup plus pragmatiques. Elle permet aussi de relayer des messages de sécurité publique, santé, sécurité routière… qui n’ont rien à voir avec la politique.
De plus, l’avantage de ces enquêtes c’est que rien ne dit que les conclusions doivent être cohérentes avec les résultats. Pour gagner du temps on peut même mettre trois équipes qui travaillent simultanément et indépendamment (pour éviter tout biais dans les résultats) : une pour faire les interviews, une pour écrire les résultats et une dernière pour en tirer les conclusions. D’ailleurs, on peut souvent tirer les conclusions avant de faire l’enquête, ce qui permet de savoir quelles questions poser.
Là je ne te suis pas… qui parle d’intérêts privés dans cette histoire en plus ?
avril 29, 2009 à 12:08
Là je ne te suis pas… qui parle d’intérêts privés dans cette histoire en plus
Les intérêts des multiples agences de conseil pour les études à l’étranger
avril 29, 2009 à 7:58
Ok, mais en l’occurrence peu de doutes subsistes sur le caractère “administratif” de cette enquête. Je ne rentre pas dans les détails, mais si c’est pour un but privé, ils ont été loin pour simuler une enquête publique.
Par contre ces agences de conseil sont de vraies charognes, ça j’en convient. Là aussi je pourrais vous raconter l’histoire vraie d’une cousine à qui on a fait cracher pas mal de blé pour du vent. Au plus c’est gros au plus ça passe…
avril 29, 2009 à 7:12
Ben, on dira ce qu’on voudra, mais s’ils ont décidé d’évaluer l’impact de leurs politiques éducatives, même si ça n’est pas public, ça prouve qu’ils ne sont pas complètement idiots.
Il y a quelques années que je me pose des questions sur l’utilité du programme de trường chuyên et des bourses d’études internationales. J’ai l’impression (pas forcément juste) que les élites ainsi formées partent et restent presque toujours à l’étranger. Et c’est souvent parce qu’il n’y a pas de boulot intéressant au pays. Quel intérêt pour le pays? Est-ce pour bénéficier des transferts de fonds vers les familles?
Au fait, on le connaît ce bí mật ou il est vraiment undercover?
avril 29, 2009 à 8:06
C’est vrai qu’une fois rentré au pays c’est pas évident de trouver une place (enfin SA place).
Le cas typique d’un copain dont la boîte vietnamienne (grosse boîte de tourisme) lui paye des études en France. Il rentre, retrouve un poste somme toute identique à celui qu’il avait avant (alors qu’il est devenu plus diplômé que ses supérieurs) et surtout n’a aucune occasion de mettre en pratique ce qu’il a appris. Il a quitté la boîte, vraiment à contre coeur.
Dans le milieu médical aussi c’est parfois très contre-productif. De jeunes médecins ou infirmiers se font former aux techniques et utilisation d’équipements modernes. Des ONG payent les équipements en question pour l’hôpital. Le problème c’est que le chef de service est lui de l’ancienne école et que du coup personne n’a le droit d’utiliser l’appareil ou la nouvelle technique…
Dans 90% des cas c’est pas l’envie de rentrer qui manque, et quand je regarde autour des copains viets qui faisaient leurs études en France en même temps que ma femme, sauf erreur au moins 8 sur 10 sont au Viêt-Nam actuellement.
Pour les 2 qui reste, un est depuis devenu français par adoption (il connaissait son père adoptif avant de venir), l’autre s’est mariée et son mari ne souhaite pas quitter la France en ce moment.
mai 4, 2009 à 3:00
CPD,
Il y a 2 articles sur VNN (eng) a propos de cette soit disante enquete…
Oui je sais je suis en retard.
Bon pour l’ elite qui rentre (pas) au pays: Si vous prenez en compte l’ elite politique, ils reviennent a 99,99% (doigt mouille).
Sinon cette enquete est revelatrice: “Ils” sont en train de nous preparer un truc. Mais quoi donc?
mai 4, 2009 à 7:35
C’est marrant on a rien vu sur TT…
Par contre je suis d’accord, ils préparent un truc, mais bon pour nous ou pas, on en sait rien…
mai 4, 2009 à 3:01
Ah au fait Tom Cang il a ete expulser du VN ou quoi?
mai 4, 2009 à 7:37
TC expulsé? Jamais je pense, il sait bien trop de choses sur les forces étrangères réfractaires blogosphériques. Ca se monnaie tout ça…
mai 4, 2009 à 8:03
Il bosse, tout simplement, ça lui arrive pas souvent mais voila, il faut souligner ce fait extraordinaire.
Je connais un gars qui a fait sa thèse en aéronautique en France et qui se trouve oblige de repasser un MBA local pour pouvoir accéder aux fonctions auxquelles il aspire.