Du Vietnam surtout. De ce pays qui nous inspire tant d'admiration, de passion et même pour certains, qui nous fait carrément vivre. Disons-le tout de go. Notre propos n'est pas d'informer, ni de dispenser des bons plans et des conseils utiles. Ni de faire notre pub, voilà pourquoi nous avons tous adopté des noms de plume clavier. Ce n'est pas l'égotrip d'un expatrié qui se rend compte que la terre est vaste et que tout le monde ne pense pas pareil. Peu de descriptions, d'expressions émotionnelle de notre moi intérieur si précieux. Pour être tout à fait franc, le nombre de remarques implicites rend sa lecture difficile pour ceux qui n'ont jamais vécu là-bas…
Par contre, il peut s'agir d'une lecture évidemment biaisée par l'altérité inhérente à notre nature émigrée qui s'adapte petit à petit à une réalité pas tout à fait banale. Certains n'y trouveront pas LE Vietnam qu'ils connaissent. Notre parti-pris consiste à partir du réel pour construire une vision par essence subjective, nourrie de nos expériences et nos présupposés.
Etant par essence un groupe de malfaiteurs associés, il nous est difficile de porter une quelconque responsabilité par rapport à nos écrits, par définition scélérats. Alors désolé d'avance pour les amateurs de chicane.
C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut continuer à penser n'importe comment.
You've been warned.




3 commentaires
juillet 10, 2008 à 11:52
Il se trouve que suis en quête d’un étudiant d’origine métisse, de père
indochinois et de mère française qui aurait étudié à l’Ecole des Beaux Arts
en section architecture entre 1940 et 1950 et qui serait mon père mais dont
je ne connais que le prénom:” Charles Henri ” une adresse rue Bonaparte et
une famille d’accueil à Puteaux dont un oncle pilote d’aviation vietnamien
(92) Il aurait disparu après ma naissance en 1948 sans laisser d’adresse.Il
était âgé de 20 ans environ.
Parmi les hypothèses, il aurait étudié à Saigon et serait ensuite venu
poursuivre des études à Paris puis rentré en Indochine mais aucune trace
d’un “Charles Henri” dans tous les dossiers d’étudiants vietnamiens ou
français d’Outre Mer à cette période dans les cartons de l’Ecole des Beaux
Arts archivés à la BNF aux Francs Bourgeois.
Existe-t-il à votre connaissance des archives du SAMI, le Service d’Assistance
Morale et Intellectuelle des Indochinois en France .Ce service dont la thèse de Pascale Bezançon
dit qu’il a “été créé le 15 juin 1927 à la demande de Bao Daï et était
accrédité par tous les ministères. C’est un véritable contrôle qui va s’exercer
sur les étudiants indochinois et cela aussi bien en Indochine qu’en France”.
Ces indices sont bien minces mais le Pr Daniel Hemery qui a beaucoup travaillé sur
cette période , Dominique Rolland de l’Inalco auteur de “de sang mêlé”(Elytis)
et Emmanuelle Saad de Columbia University auteur de “Les enfants de la
colonie: les métis de l’Empire français entre sujétion et citoyenneté”(La
Découverte) qui travaillent tous sur ces destins métissés d’Indochine, m’ont
apporté quelque aide et quelques pistes.
J’ai aussi contacté Emmanuel Poisson qui a participé au Programme de
recherches sur les généalogies vietnamiennes (Université Nationale de
Hanoi – Centre d’études vietnamiennes et interculturelles, Université
d’Alberta, Université Paris 7 Denis-Diderot, EFEO
Peut-être également que Thierry Levasseur, Professeur d’Histoire Doctorant
Paris VII qui a travaillé sur cette période aurait pu croiser ce “Charles
Henri” au prénom atypique dans ses archives. Il a en effet participé en
décembre dernier à une rencontre autour des ORIGINES DE LA PRESENCE
VIETNAMIENNE EN FRANCE Une immigration en situation coloniale (1920-1954)
Je vous serais infiniment reconnaissant de me communiquer son mail si vous
l’avez, pour que je puisse le contacter. J’ai aussi lancé de nombreux appels
sur le site des anciens élèves du lycée Chasseloup Laubat et ce depuis 2003
http://aejjrsite.free.fr/courrier/2007/courrier2007.htm ainsi que sur
l’Annuaire des Naturalisations de 1900 à 1950 et sur l’Annuaire Colonial de
1895.
Ce prénom a été entendu par des témoins à Saigon dans les années 30 dans
l’entourage des descendants des “de La Grandière” ( 1er Gouverneur
d’Indochine) et de la famille Félix de la Maison du Vietnam rue des
Bernardins à Paris (Vè) mais tout cela reste très vague; seuls un Charles
Henri MY et un Charles Henri NGOC pourraient être des pistes à moins que le
prénom n’ait été vietnamisé.
Voici les hypothèses de Dominique Rolland (INALCO) sur cette enquête
policière:
Il y a qq chose de bizarre, une info erronée ou qq chose comme ça. Si le nom
est vietnamien c’est que ses parents étaient mariés. or un mariage mixte
dans lequel la femme est française, à Saigon dans les années 25, ça se
remarque. On aurait du en trouver la trace.A moins qu’ils ne se soient
mariés en France, et que le couple soit retourné ensuite vivre à Saigon.
Cela n’est vraisemblable que dans la bourgeoisie saigonnaise, et encore. Le
père vietnamien en question, en ce cas, était certainement naturalisé.
Quant au Charles Henri, il a forcément été scolarisé dans un lycée français.
Si c’est Saigon, c’est Chasseloup Laubat. Contemporain de mon père.ou à peu
près. Ou alors il n’était pas à Saigon. Un métis de mère française qui
s’appelle Charles henri, ça ne passe pas inaperçu!
Peut-être aussi est-il un ces oubliés de l’Annam dans la BD de Giroud et Lax chez Dupuis. Qui sait ?
Bien cordialement à vous avec toutes mes excuses pour cette détermination
généalogique qui peut-être vous éloigne des causeries de ce blog et de quoi qu’il cause comme vous le dites si bien. HIMBA
juillet 15, 2008 à 10:42
@ Himba : Bonne chance dans votre quête, je suis assez d’accord avec les conclusions de Dominique Rolland, à cette époque (et d’ailleurs toujours un peu à la nôtre), ce type de mariage mixte devait se remarquer. J’essaye de vous obtenir le mail de T. Levasseur.
août 18, 2008 à 10:41
A Himba : bonjour je pense que nous devrions entrer en contact afin d’échanger des infos (malheureusement trop rare, à part les souvenirs de la famille) sur des possibles lien parentaux. J’ai essayer de trouver votre mail via aejjsite, mais ce ne doit plus être le bon car je n’ai pas eu de réponse.Je laisse mon mail
arnla.celine@free.fr
Je serai vraiment ravie. Alors n’ayez aucunes hésitations.
Bien cordialement. Céline